01.07.2008

La Chance - Part.2

Me voilà donc avec mon billet flambant neuf, bien contente d’être heureuse. Remarquerez avec quel naturel désarmant je reprends le fil de mon propos.

Tout en récupérant mes fripes fleurant bon la lessive bon marché, je songe avec délice à toutes les folies financières que je vais pouvoir me permettre grâce à cette manne céleste providentielle.

Je fantasme tout aussi fort sur le chemin du retour qui me mène à ma splendide demeure. Deux heures de temps s’écoulent avant que je ne dégringole de mon petit nuage, lorsque je m’attaque vigoureusement au nettoyage de mon bureau. Une pièce de 50 centimes y traîne de façon totalement inopinée ; je trouve alors de bon aloi de la ranger avec ses petits camarades dans mon magnifique portefeuille de luxe, pour lequel j’ai dû hypothéquer un membre de ma famille l’année dernière. Léger problème : je ne parviens pas à mettre la main sur l’objet convoité. Etrange. Après un retournage d’appartement en bonne et due forme, je comprends avec horreur… que tout à ma joie, j’ai laissé mon sac de cours à la laverie. Sac contenant en plus de tous mes papiers d’identité, un bouquin à rendre à l’Iouéfème, une bonne partie de mes révisions, plus d’autres trucs qu’il serait indécent de lister ici. Le problème d'avoir un portefeuille 2000 en un, c'est quand on le perd on se retrouve vraiment à poil. Je ne peux tout d’abord m’empêcher de penser perfidement à mon argent si bêtement envolé, mais surtout le souvenir de ma carte d’identité me hante… on est à J – une semaine du concours, et je me vois déjà recalée pour vice de forme, à la rue et sans amis. Je suis à deux doigts de précipiter par la fenêtre ma cervelle de moineau et ce qui me sert d'enveloppe corporelle (et je suis à peu près sûre de ne pas me rater car j’habite dans la plus haute chambre de la plus haute tour).

En totale panique, je me rue à la laverie… ou bien sûr mon sac n’y est plus. Plus tremblante qu’un parkinsonien, je m’apprête à composer le numéro d’urgence de la laverie (j’avais eu la présence d’esprit de laisser mon natel chez moi), quand je tombe sur sur une petite affichette :

« La personne ayant oublié son sac est priée de se présenter à la police municipale ».

A cet instant, j’ai bien cru que mon palpitant allait quitter son receptacle original. Je fonce alors à l’endroit indiqué (oui, j’ai beaucoup couru ce jour-là : ça rattrape tous les autres jours de glande). J’explique à la madame de l’accueil la raison de ma visite, quand j’aperçois dans un coin l’objet de toutes les convoitises. Elle me dit avec désinvolture : « C’est CA ??? ». J’opine du chef, l’œil mouillé. La dame me le refourgue alors dans les bras, sans chercher cinq minutes à vérifier la véracité de mes propos. Au comble de la montée d’adrénaline, je ne cesse de remercier chaleureusement ma salvatrice qui ne me répond que par des borborygmes, l’ingrate. En fait, elle voulait juste avoir la paix pour finir tranquillement sa grille de sudoku.

J’attrape prestement mon Lancaster : tous mes papiers sont miraculeusement en place (et les 10€ aussi). Je vous raconte pas comment j’avais envie de hurler ma joie au monde, de faire des claquettes sur les passages cloutés, d’embrasser tous les passants, voire d’aider les petits vieux à traverser la rue (euh, non, faut pas abuser non plus).

 

Sinon dans la série « mon bol est légendaire », j’ai récemment prêté une paire de ciseaux au réparateur de la machine à friandises de l’Iouéfème ; pour me remercier, il m’a filé un paquet de M&M’s. Et j’ai même pas eu besoin de faire la greluche. Elle est pas belle la vie ?

 

Bienvenue dans le monde de Belle Lurette (et de ses nombreux anges gardiens super efficaces !)

 

 

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Source : ici !

PS : promis, dans mon prochain billet (pas de banque, hein) je rétablis la vérité quant à la firme Pilot.

17.05.2008

La Chance - part.1

Donnez une chance à la chance, alors elle devient nécessité.

(André Régnier)

 

 

128850377.jpgans la vie, il existe deux types de personnalités. Alors que certains naissent dans une merde internationale et galèrent comme des forcenés à la moindre de leurs actions, d’autres flânent dans la vie avec une grâce qui n’a d’égal que leur fortune.

Personnellement, je fais partie de la deuxième catégorie. Je suis née un vendredi 13 (nan, en fait c’était un dimanche 11 mais ceci n'est qu'un détail insignifiant), avec une cuillère d’argent dans la bouche, le postérieur ourlé de pâtes alimentaires. Soyons francs : depuis toute petite, j’ai un bol totalement indécent, à tel point que ça en deviendrait presque pénible pour les autres.

La fille qui souhaite un stage dans une classe Freinet et qui l’obtient sans rien demander à personne alors que 4 étudiants sur 110 ont été choisis, c’est moi.

Celle qui n’a jamais connu le chômage, qui a trouvé du boulot dès qu’elle en a eu besoin, à telle point qu’elle a dû démissionner d’un taff pour un autre, c’est encore moi.

La meuf qui ne paye qu’un tiers de son traitement orthodontique et qui en plus se fait poser gratuitement une contention, c’est toujours moi.

La nana qui a toujours trouvé sur sa route des gens admirables, entièrement dévoués à sa cause, alors qu'elle est une affreuse chiante égocentrique, c’est re-moi. Sauf en amour, où j’ai fréquenté des gens relativement tout pourris ; il doit y avoir une légère corrélation avec le fait que je ne sois pas très difficile.

 


Des histoires comme celles-ci, j’en ai à revendre. Bien qu’ayant une propension assez marquée à faire n’importe quoi, les choses ont toujours tourné à mon avantage d’une façon quasi-magique. Bref, je suis plus vernie que les ongles de Paris Hilton.

 

Je mets tout de même une main sur ma tête : il n’est pas complètement exclu vu les circonstances actuelles que je me prenne une grosse vautre d’ici peu à l’annonce des résultats. Cependant ce cas de figure n’est pas représentatif d’un quelconque manque de chance, puisque cette dernière n’est qu’un élément constitutif de la situation parmi d’autres ; de plus je reste fermement persuadée que la quête de la Légende personnelle joue un rôle non négligeable dans cette étape capitale de mon existence – sur laquelle nous n’avons aucune prise, nous sommes bien d'accord –.

De toute façon, ceci ne serait qu’un prétexte pour avoir encore plus de chance au prochain coup. Et toc.

 

Mais laissez-moi plutôt vous raconter une nouvelle anecdote croustillante qui illustre à merveille mes propos.

 

Il y a peu, par une journée brumeuse à Goodcity (dite « La Cuvette »). Le linge sale ayant décidé de coloniser mon appartement, je décide de remédier à cet état de fait. Les bras chargés de deux énormes sacs pleins dudit linge, je m’en vais d’un pas alerte mais néanmoins décidé vers la laverie située à environ 1 minute 30 de chez moi. Aller dans cet endroit me rend toujours d'humeur joviale ; je ne saurais expliquer pourquoi vu qu’il y fait froid, que ça pue, que c’est cher et que les grandes baies vitrées offrent une proximité assez gênante avec les passants qui m’observent d’un œil amusé entasser le plus vite possible mes petites culottes et autres chaussettes rayées (ma passion). Peut-être la satisfaction du devoir accompli, je ne sais.

Toujours est-il qu’exceptionnellement, il y a quelqu’un. Etant un peu sociopathe sur les bords, je m’arrange au maximum pour m’y rendre à des horaires délaissés du grand public. Las, je lui adresse tout de même un jovial « Bonjour ! » auquel ce Quelqu’un me répond de façon non moins joviale. Je lance mes deux machines (deux températures différentes ; mais je suis maline, j’avais déjà pré-trié mon linge dans les deux sacs ! Ahah !) et laisse les deux bazars tourner pendant que je m’en retourne vaquer à mes palpitantes activités.

 

40 minutes plus tard, me voici de retour. Y’a toujours Quelqu’un, qui discute avec M. Entretien. M. Entretien, je vous en ai jamais parlé, mais c’est une personne pour qui j’ai une sympathie immense : c’est lui qui s’occupe de nettoyer la laverie comme son nom l'indique. Il y met tellement de bonne volonté qu'on ne peut avoir que du respect pour lui. Je squatte tellement souvent qu’il commence à me connaître ; dès qu’il me voit arriver il me dit, l’air polisson : « Alors, on vient travailler ? Ha ha ! ». Et moi, de le voir se marrer, ça me rend toute gaîte. Mais j’arrête le pathos sinon on va croire que je suis quelqu’un de sympa, ce qui est proprement impensable.

Pour perpétuer la tradition, M. Entretien me balance sa vanne habituelle alors que je m’apprête à récupérer mes biens. Quelqu’un comprend donc qu'une grande connivence nous lie. Il s’approche de moi et me lance : « 'paraît que vous venez souvent ici ? »

Moi : « Oui pourquoi, tu fais partie d’Interpol ou t’es un fan de mon blog, un truc dans le genre ? »

Et voilà t’y pas qu’il me tend un billet de 10 €, comme « geste commercial ». Dans le mile Mimile, c’était le patron de la laverie, en fait.

 

Mais ce n’est que la première partie de l’aventure.

24.02.2008

Les Propriétaires - Part. 2

427633642.jpguite et fin de mes péripéties avec les Vilains.

 

 

 

 

Je vous passerai les détails de la filature durant laquelle je découvris que deux raclures de latrines adolescentes en devenir, ayant intercepté le code d’entrée par on ne sait quel miracle, rentraient dans ma résidence comme si c’était chez mémé. La piste de Vilaine qui n’y voit que dalle et qui met mille ans à taper le code n’est pas à exclure. Appelez-moi Julie Lescaut.

 

Non contentes d’avoir déniché un squat tout de même plus classe que le foyer socio-éducatif, ces Britney Spears en puissance futures adultes trouvaient super fun de chourer des coussins dans les couloirs et d’ouvrir le courrier des autres. Bon, les coussins on s’en fout, ils sont moches ; mais le courrier c’était le mien. Et là, autant dire que ça rigole plus.

 

Si ces faces de rat prometteuses lycéennes mettaient autant d’ardeur à étudier qu’à faire des conneries, dans deux ans l’Humanité est sauvée, on aura trouvé le vaccin contre le sida.

 

 

Après avoir mis à jour ces odieuses manigances, je suggère insidieusement mais néanmoins fermement aux Vilains de changer le code de tous les dangers, qu’on en finisse. Grand mal m’en a pris… j’ignore alors que ma propre idée va sous peu se retourner contre moi, avec une violence qui n’a d’égal que son génie. Ô cruelle Destinée, ta funeste engeance l’Ironie aurait-elle assombri de sa présence le jour où je vins au monde ? Je ne sais.

 

Toujours est-il que quelques jours passent et nous voici en week-end. Moment on-ne-peut-plus privilégié dans ma vie estudiantine puisque les Mouettes, en mal d’amour parental, fuient à tire d’ailes leur habitat goodcityois. Et là, je vous explique même pas comment je suis trop la reine du pétrole. Vas-y que je me douche à pas d’heure, que j’écoute la musique à un volume indécent, que je beugle comme un veau qu’on égorge dans ma salle de bains afin de mettre à profit les techniques vocales patiemment enseignées par John-Peter, mon prof de musique. Bref, la vraie vie.

 

Arrive le soir. Déjà, je suis passablement sur les nerfs car Internet ne marche plus (tiens, un chewing-gum aurait-il lâché ?) ; et voilà qu’on a l’audace de frapper à ma porte. C’est Vilaine. Oh, oh, ça sent mauvais, elle a la même tête que les Sauvageons quand ils avaient fait une grosse, grosse connerie.

 

-          «  J’avais laissé ouvert pendant que je faisais une course, et on vient de nous voler les clés… »

 

Moi, agacée par ce manque de précision lexicale : - « Mais LES clés… c’est-à-dire ? »

 

Elle, commençant à se décomposer : - « Ben… les clés des appartements… et en plus, vous êtes toute seule dans la Maison… »

 

Moi : - « Nan mais c’est pas possible ! T’as oublié ton cerveau dans un verre d’eau ce matin ou quoi ? Ah ben bravo, et après ça vient nous donner des leçons de morale sur la sécurité, franchement vive la France !!!! »

 

Non, en vrai je l’ai pas dit, mais je l’ai pensé très fort.

 

 

J’irais pas jusqu’à dire que je me suis mise à fouetter. Mais quand même, la soirée ne se présentait pas sous les meilleurs hospices.

 

Trente minutes plus tard, Mini Vilain (dit aussi Jean-Claude) se présente.

 

-          «  Y’avait un problème… y’a plus de problème ! J’les ai chopées les mômes, j’les ai mises à poil ! » (je vous l’avais dit, il est très con !!!)

 

Moi, tentant de donner le change en mâchant à toute allure ma bouchée de patates sautées : - « Ah ? »

 

Lui, prenant ça comme un encouragement : - « Ouais, c’est bon, j’ai tout récupéré ».

 

 

Deux jours plus tard, à force de prêcher le faux pour savoir le vrai avec l’innocence de la vipère qui vient de naître, Vilain m’avouera qu’il a remarqué l’absence de quelques clés « sans importance, dont celles de la boîte aux lettres » (!!!). Je manque de m’évanouir d’horreur : j’attends une oreillette bluetooth qui m’a coûté un bras. D’ailleurs anecdote cocasse, j’ai bien fini par la recevoir, mais le mode d’emploi était uniquement en japonais ; cela a donc été une franche partie de rigolade pour comprendre comment ça fonctionnait.

 

Depuis, je fais tout livrer chez mère, chez qui je rentre tous les 36 du mois. Super.

 

 

Mais ce n’est pas le pire. Si vous avez tout bien suivi, reste le délicat problème du code à régler.

 

J’ai quand même senti qu’il allait y avoir baleine sous gravillon avec cette histoire-là. Un jour, je dis à Walkeuse (une Iouéfémienne avec laquelle j’ai l’honneur de partager plus que des cours) :

 

-          « Je sens que je vais rentrer et que le code aura changé ; je vais encore me retrouver Grosjean comme devant ! »

 

Walkeuse, remarquablement dévouée à ma cause, m’accompagne jusqu’à chez moi, au cas où.

 

Composition du code. Angoisse. La porte reste obstinément close. Re-angoisse. En désespoir de cause, je m’acharne sur l’interphone pour joindre les Vilains (ils sont là, les monstres, leur voiture est devant la résidence). En vain. Re-re-angoisse. Et bien sûr, mon mobile est hors de portée. Bref plus la loose, tu meurs.

 

Walkeuse prend pitié de moi et de mon état de décès avancé, et me ramène chez elle. Nous entreprenons alors une grande quête pour réussir à joindre les Vilains, qui s’apparente plus à un jeu de piste. On commencer par appeler sur les deniers de Walkeuse toutes les Mouettes disponibles. Personne n’est joignable. Les Vilains ont en plus la bonne idée d’être sur liste rouge, sinon ça n’aurait pas été drôle.

 

Comme dans tous les moments de profond désespoir, une seule personne semble avoir les moyens de me sortir de ce bourbier : Mère, mon Deus ex-machina à moi. Je mise gros, car elle est l’ultime bastion contre la dépression qui me guette. Toujours au taquet, Super Mother met la main sur le numéro des Vilains en moins de temps qu’il ne faut pour manger un pancake.

 

C’est peu dire que j’étais remontée comme un coucou suisse quand j’ai fini par joindre Vilaine :

 

 

Moi, qui ne prend même plus la peine d’être aimable : - « VOUS AVEZ CHANGE LE CODE ???? » (je me suis quand même présentée avant, pour faire style).

 

Elle, faussement naïve : « Euh… ouiiii… »

 

Moi : - « CA SERAIT POSSIBLE DE ME LE DONNER, QUE JE PUISSE RENTRER CHEZ MOI ? CA FAIT UNE HEURE QUE JE SUIS COINCEE DEHORS !!!! »

 

 

Comble du comble du comble, alors que j’arrive enfin dans mon home sweet home après tant de vicissitudes, harassée, lessivée, que dis-je, au bord du gaz, je trouve glissé sous la porte un petit mot… avec indiqué dessus le nouveau code. Quelqu’un peut-il m’expliquer : à quoi ça sert d’avoir ce maudit code une fois à l’intérieur ???

 

 

 

Bienvenue dans le monde de Belle Lurette… (qui, c’est promis, ne parlera pas des Vilains dans son prochain billet !)

 

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Source : ici !

16.02.2008

Les propriétaires - Part.1

Tu vois ce qu'il y a de pire, c'est de rester silencieux quand les vieux disent des sottises...

(August Strindberg)





447424881.jpghers lecteurs,




Non, je ne suis pas morte, juste un petit peu décédée sur les bords. En fait, depuis que j’ai décidé de me livrer corps et âme à l’Ed’ Nat’, mon temps de glande s’est trouvé considérablement raccourci ; sauf le soir après 20 heures où je ne manque pas de m’épancher auprès des divers contacts qui peuplent mon natel, avec une prédilection particulière pour Mère qui sait mieux que personne prêter une oreille attentive à mes plaintes désespérées et autres craquages de nerfs réguliers. Mais bref.



Aujourd’hui, je vais tenter de vous offrir un récit d’une drôlerie jubilatoire, afin de me faire pardonner cet abominablement long silence. J’espère ainsi faire accourir mes fidèles lecteurs qui ont fini par déserter les bancs, fatigués d’espérer un nouveau billet qui n’est jamais venu. J’ai songé l’espace d’un instant à planter ici-même un panneau indiquant « Ici commence le désert de Gobie », mais il était déjà utilisé dans la tête d’Eve Angeli. Et puis comme chacun le sait, Belle Lurette possède, tel le Phoenix, la capacité de renaître de ses cendres (j’ai toujours eu du mal à savoir quand utiliser « la capacité de » ou « la capacité à ». C’est pourri la langue française, des fois).
En tout cas, j’ai quand même pu pendant ce temps me délecter de quelques recherches googlesques plus ridicules les unes que les autres, ma préférée étant « pose de sonde urinaire par maîtresse ». Non mais y’a VRAIMENT des gens qui s’intéressent à ça ?


Enfin. Pour fêter le retour de la bloggeuse prodigue, j’ai choisi d’aborder un sujet qui possède un haut potentiel comique : mes propriétaires. J’ai commencé à vous en toucher un mot dans mon précédent billet, mais là, attachez vos ceintures et callez bien vos fesses au fond de vos sièges, y’a du méga lourd.

La première fois que je les ai vus, j’ai eu tendance à pas trop me méfier : ils étaient un peu relou, mais bon, c’est des vioques, on pouvait pas en attendre moins d’eux. J’étais tellement au comble de la joie d’avoir trouvé un pied-à-terre décent que j’ai pas trop fait la pénible – ce qui est rare, je vous le concède volontiers –.

En plus ils ont un nom trop marrant, c’est idiot mais je me suis dit qu’on pouvait pas être mauvais en portant un patronyme pareil. Bref, tout était merveilleux, les petits oiseaux cui-cui.

Ils ont aussi un fils, dont je n’ai fait la connaissance que tardivement, mais à vrai dire ça ne m’avait jamais vraiment manqué. Ce dernier vit dans la résidence et ressemble de façon assez troublante à Jean-Claude Van Damne, mais avec 10 centimètres en moins et en beaucoup plus con. C’est vous dire le niveau. Je pense que son métier, c’est fumeur de clopes en ascenseur ; en tout cas il remplit remarquablement bien sa tâche. Un jour, excédée par l’odeur pestilentielle qui flottait dans ce cagibi de 3m², j’ai gueulé très fort : « AH, L’ENFOIRE !!!! ». J’avais bien les nerfs, je devais avoir passé une sale journée à l’Iouéfème. J’espère qu’il m’a entendu. De toute façon, les murs sont fins comme du papier à cigarettes (ah, ah, ah).

Il y a une mouette qui s’est plainte d’avoir tous les jours M. G qui grattait un placard en face de chez elle. J’ai alors émis l’hypothèse qu’ils cachaient un fils encore plus débile que le précédent, et en fait ils le planquaient parce qu’ils avaient honte. Voyez, même dans la vie je suis quelqu’un de particulièrement drôle.



Puis avec le temps, j’ai pu remarquer de grosses digressions entre le discours de ces braves gens et leurs actions. Mon appartement était censé être livré prêt à consommer ; or la saleté était telle que Père a pu écrire dans la poussière « T’es mort ». C’est un rigolo, Père. Moi qui me demandais d’où venait mon humour dévastateur.

D’ailleurs l’appart était tellement bien récuré que j’ai retrouvé deux stylos, une manique brûlée, une ventouse, une ampoule, une pince à épiler, de la lessive et du produit pour désinfecter de la précédente locataire. Comme rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, j’ai fini le pschit qui fait la peau aux acariens. Je veux bien que Mme G. soit complètement bigleuse, mais quand même, rater un paquet de lessive, faut le faire.



Puis ensuite il y a eu Internet, que j’aurais dû pouvoir avoir dès mon arrivée (fin août) et qui a été installé mi-novembre. Une sombre histoire jamais vraiment résolue de câbles qu’on ne peut pas tirer (par qui ?), de raccordement impossible à un poteau appartenant à on sait pas trop quelle société… et moi, « avec ma p’tite box j’avais l’air d’une conne, ma mère ».

S’en sont suivis des imbroglios abracadabrantesques avec Couleur-un-peu-plus-foncée-que-jaune, où j’ai expliqué à 1000 conseillers qu’il fallait arrêter de me débiter la somme astronomique qui m’était demandée chaque mois pour avoir le privilège d’être connectée à la Toile, puisque manifestement je ne l’étais PAS, et que même pas c’était ma faute. Je me suis entendue dire 1000 fois qu’il n’y avait pas de problème. Et chaque mois, bim, ça manquait pas, prélèvement de sous intempestif. Fatiguée de me battre avec des têtes de bois injoignables :
podcast

je suis allée voir la concurrence, qui m’a accueilli les bras ouverts, malgré une méfiance certaine et bien compréhensible lorsque j’ai expliqué que j’avais été victime d’incompatibilité d’humeur avec mon précédent opérateur :

« Mais euh dans quel sens ? Vous avez des impayés ? »

« Non, non, j’ai même trop payé, j’attends d’être rebitée, et que les poules aient des dents… »



Et puis, y’a eu cette histoire de « Je connais quelqu’un ». Ils connaissent toujours quelqu’un : un électricien, un plombier, un informaticien… mais j’espère sincèrement que c’est leur hobby, pas le moyen de gagner leur croûte, vu leur relative incompétence dans leurs soi-disant domaines de prédilection.

Bref, les Thénardiers sont des magouilleurs de première, même – et surtout – pour Internet, que je capte par un système pas possible qui doit être relié aux câbles téléphoniques par des vieux chewing-gums.

Et c’est là que tout s’est éclairé. C’était pourtant si évident. Soyons réalises, MES PROPRIETAIRES FONT PARTIE DE LA MAFIA GOODCITYOISE !!! Peut-être même que le vieux, ben c’est le parrain. Alors je ferais mieux de m’écraser au lieu de baver joyeusement sur eux.

 

Un autre trafic malsain a eu lieu pendant les vacances de Toussaint. Ils ont profité de mon absence pour installer deux radiateurs supplémentaires, les autres étant soit tout pourris, soit ils faisaient sauter les plombs. Je n’ai pas été prévenue, mais j’étais quand même contente, j’allais pouvoir passer l’hiver sans caner de froid.

Les choses se sont légèrement gâtées lorsque j’ai atteint les cabinets. Tenaillée par une envie toute naturelle, je me dirige fièrement vers ledit endroit. Puis après tout c’est MES toilettes, j’y fais ce que je veux. Avant de poser mon auguste séant, je m’aperçois de quelque chose d’étrange. Le rouleau de papier toilette n’est pas dans le même sens que d’habitude. Vous savez, c’est le sens des radins, où on galère pour obtenir une pauvre feuille poussive… c’est beuzarre. Mais le pire reste à venir. Je vois sur le siège des taches suspectes qui n’y étaient pas du tout à mon départ… j’ai alors stoïquement enfilé des gants, chopé la Javel et ai récuré de toutes mes forces en retenant une forte envie de raquer (merci à Aînée et à sa légendaire abnégation, qui a dû m’épeler ce mot au téléphone, devant un parterre de gens incrédules).

J’ai jamais osé leur en parler ; en fait, je me voyais mal demander : « Avez-vous eu l’audace d’uriner dans mon lieu d’aisance en mon absence ??? ».



Puis il y a eu bien d’autres choses.

La suite demain.

08.10.2007

L'emmenagement

Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi :

Le moment où je parle est déjà loin de moi.

(Nicolas Boileau)

 

 

447424881.jpgomment j’ai trop de choses à vous raconter depuis la dernière fois, un truc de guedin. A côté de moi, David Guetta il a trop une vie de merde.

 

 

Pour résumer la situation, cela fait déjà un bon mois que je suis établie à GoodCity, et je peux dire que c’est tous les jours la fête du slip à mémé.

 

 

Mon studio est situé au dernier étage d’une résidence où ne vivent que des filles – que nous appellerons par commodité « mouettes » –, mis à part une étrange créature dont nous avons fait la connaissance par le plus grand des hasards. Comme nous usons tous nos fonds de culotte sur les mêmes bancs, nous avons rapidement développé une sorte de sympathie spontanée les uns envers les autres ; de plus, ma nature profondément optimiste me pousse à voir en tout être humain inconnu un potentiel nouvel ami. J’ai même réussi à extorquer une recette de cookies à l’une des mouettes, c’est vous dire combien j’ai la cote.

 

D’ailleurs, la mouette est une espèce intrinsèquement solidaire, et ça c’est pas superfétatoire. Elle partage ses cours, son casse-graine, sa voiture, ses chaussettes, son aspirateur, et migre le plus souvent en groupe vers le Pays où l’éducation est plus belle. Je dois être tombée sur un nid de mouettes rieuses…

 

 

Mais le bonheur parfait n’est pas de ce monde ; je me suis donc heurtée lors de mon emménagement à quelques légers problèmes techniques, bien compréhensibles étant donné l’âge avancé de mes propriétaires. Voici un rapide inventaire des diverses absences que mon œil mauvais a pu répertorier :

 

-          chaises (légèrement problématique, vous en conviendrez),

-          eau chaude (le premier jour, j’ai failli décéder d’un arrêt cardiaque dû à un choc thermique violent),

-          gaz (armée de ma lime à ongles et d’un acharnement sans égal, je ne pus cependant pas venir à bout de cette maudite bouteille : je me résignai donc à boulotter tristement du maïs froid et un bout jambon pour pendre la crémaillère. Youpi.),

-          bac à légumes dans le frigo (fâcheux, quand on sait que mon alimentation est composée pour les ¾ des aliments susnommés).

 

 

Plus coriace qu’un pit-bull en rut, j’ai pas lâché l’affaire jusqu’à la dernière goutte d’eau chaude.

 

 

Une fois le problème des divers manques réglé, il fallut m’attaquer à celui… des présences encombrantes. Déjà, j’ai réexpédié avec promptitude une lampe très vilaine et une poubelle non-moins laide chez leurs propriétaires originels. Puis je fus confrontée au problème du Vivant. Je m’aperçus en effet avec horreur que je n’étais pas la seule à occuper les lieux : de drôles de petits insectes inconnus au bataillon s’ébattaient joyeusement sous mon nez la nuit venue. Remontée comme un coucou suisse, j’ai exterminé la moindre de ces créatures avec calme, rigueur et méthode, aidée par la certitude absolue de l’emporter sur l’envahisseur. Ce qui fut le cas. Spéciale casdédi à Beygon, qui fut un précieux allié pour mener à bien mon entreprise, même si le traitement faillit également m’intoxiquer. Mais bon, la fin justifie les moyens.

 

Je passerai rapidement sur mes autres meilleures amies, les mouches, dont le nouveau jeu consiste à venir crever en bande dans mon salon. J’ai compté, y’en avait au moins 30. Je n’ai rien dit, et me suis contentée d’aspirer avec un stoïcisme qui m’étonna moi-même.

 

 

Tout ça pour vous dire qu’il est désormais inutile de vous biler pour mon confort matériel. L’opulence dans laquelle je vis me permet même, privilège des privilèges, d’avoir le chauffage… après cependant une mésaventure dont je suis la spécialiste. Un matin, j’ai naïvement tenté de mettre en route mon radiateur d’appoint, mais les plombs ont pas du tout aimé l’idée. La loi de l’emmerdement maximum suivant son odieux cours, mon portable venait de me lâcher… et donc plus de jus pour le charger ! Je m’exclamai alors intérieurement : « Par la malepeste ! La mesure est comble ! ». Plutôt que de m’ouvrir les veines sur le pallier, je suis allée réveiller Petit Bouchon – une amie-mouette – pour qu’elle me prête son cellulaire.  J’eus donc l’unique privilège de pourrir la vie de mes proprios aux aurores (« Jacky ! C’est la petite du 5ème ! Ca a tout pété !!! »). Après une rapide inspection de Jacky, qui ne put pas faire grand-chose, un électricien se pointa pour voir de quoi il en retournait. D’ailleurs ce monsieur a une technique bien particulière pour rentrer chez les gens : il ouvre la porte en grand, et toque une fois à l’intérieur ! Depuis, je ferme ma porte à clé.

 

 

Mais j’élide un point important en disant que je ne manque de rien : je n’ai toujours pas le net. Et vu comment mes propriétaires sont calés en nouvelles technologies, on est pas sortis de l’auberge, c’est moi qui vous le dit. Le jour où je leur ai demandé s’ils étaient connectés en Wifi ou en ADSL, ils m’ont répond laconiquement : « oui ». D’ailleurs l’union faisant la force, on a monté une kabbale avec une autre mouette, histoire de faire avancer le Schmilblick. Mais mes péripéties sont tellement drôles et complexes que j’en ferais prochainement l’objet d’un billet à part.

 

 

Bon allez, je vous laisse, faut que je prépare un autre post pour vous raconter mon premier fou-rire suite à une leçon de français particulière, mes boulettes à la laverie, comment je me suis retrouvée en prison, pourquoi une randonnée s’est conclue par « vivre libre ou mourir », comment j’ai été contrainte à ouvrir la bouche à m’en faire péter les muscles masticateurs, et surtout, surtout, vous prouver que je suis un vrai bourreau des cœurs. Bref, rien que du très normal.



 

 

Bienvenue dans le monde de Belle Lurette… (et de son nombrilisme exacerbé !)

 

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(source : BL herself)

22.08.2007

Le Con

Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue.

(Albert Einstein)



1466140794.jpgmis de la poésie, bonsoir.

Vous qui êtes friands d’anecdotes mêlant avec brio élégance et joyeuseté, laissez-moi vous dire que vous n’allez pas être déçus par ce que j’ai décidé de vous raconter aujourd’hui.

 

Un samedi soir sur la Terre. Poussées par notre instinct grégaire qui sonnait une fin de vacances imminente, nous avions prévu avec des amies de passer une agréable soirée entre nanas, avant de retourner chacune dans nos lointaines chacunières.

C’est un rituel que nous avions mis en place au beau temps de mes folles études universitaires, avec mes camarades féminines de l’époque. Le but de ces petites réunions (dites « soirées pétasses », c’est dire combien nous étions réalistes sur notre cas) était de parler jusqu’à des heures indécentes de sujets qui passionnent les filles superficielles que nous étions : fringues, maquillage, épilation et potins en tout genre (avec comme spécialité le dénigrement des garçons en général et des filles plus belles que nous en particulier). Dans cette périeuse épreuve, nous pouvions toujours compter sur l’aide de deux alliés infaillibles : les magazines débiles et une bonne bouteille de Sauternes.

 

Cher lecteur, en te révélant mon talon d’Achille je viens de mettre à mal la vision enjolivée que tu pouvais avoir de ma modeste personne : j’ai beau être quelqu’un dont la vie entière est menée par la quête d’une spiritualité plus pure, j’avoue que dans ces moments-là mon cerveau régresse irrémédiablement au stade reptilien, et je me retrouve être fascinée par les aspects bassement matérialistes de l’existence. C’est très mal. N’essayez pas à la maison, ceci est réalisé par des professionnels. Mais pour ma desserve, l’âge et la sagesse venant, ces réjouissances se sont progressivement transformées en discussions construites, matures et enrichissantes. Nonobstant, toujours avec la bouteille de Sauternes.

 

Mais ne nous attardons pas davantage sur l’exposé de l’un de mes nombreux défauts. Tenons-nous-en aux faits : le récit de mon samedi soir. C’est là que ça va devenir intéressant, pour ceux qui ne se sont pas encore endormis.

 

Histoire d’éponger le Sauternes, nous décidâmes d’aller quérir en ville de quoi nous sustenter. Dans notre recherche insatiable de la calorie, notre choix s’arrêta tout naturellement sur un kebab. Après avoir longuement disserté dans le but de savoir quel était l’artisan le plus qualifié pour mettre nos papilles en joie, nous voilà arrivées devant sa devanture. Une fois notre commande passée, nous décidâmes d’attendre cette dernière en profitant à l’extérieur des derniers rayons du soleil. C’est là que les choses se sont corsées. Sur ces entrefaits, arrive un jeune homme qui me semblait à peine sorti de la puberté. Comme quoi vous allez voir que la valeur n’attend pas le nombre des années. Ce charmant individu commence à nous faire une conversation des plus fraîches et pas du tout relou : « Whhhhaaaaah v’zêtes troooop belles ! J’vais vous manger ! Eh, les filles, vous avez quel âge ? Bla, bla, bla, bla. ». Mais bon, ça restait encore tout ce qu’il y a bon enfant, et dans un souci de politesse chacune se retenait de lui mettre un coup pour le faire taire. Heureusement pour nous, c’est à ce moment que nos mets furent prêts ; cela nous faisait une bonne excuse pour nous éclipser rapidement.

Après avoir payé – naturellement ! –, nous ressortîmes fièrement du resto, les bras chargés de victuailles humant bon les frites et l’agneau. Mais pour retourner à notre carrosse, impossible de faire autrement que de repasser devant l’aut’ gros naze… nous descendons fièrement les escaliers, et là Neuneu Premier sent que la situation lui échappe. Il tente alors une dernière approche, tellement abusée que ça en devient presque touchant. Lorsque j’arrive à sa hauteur, il me dit : « Whhaaaaahhhh, trop la classe !!!! Eh, tu me prêterais pas ton vagin ? ». Atterrée que quelqu’un ait pu formuler une phrase semblable, ma première pensée fut « diantre ! mais voilà une personne qui sait ce qu’elle veut ! ». Etant fraîchement célibataire, une telle proposition ne pouvait qu’être très tentante, surtout que j’ai été particulièrement sensible à la métonymie qui me désolidarisait de mes organes génitaux.

Mais mon bon sens reprit le dessus : je lui demandai vertement si ça allait pas mieux, avant d’éclater de rire. L’émotion, sans doute.

Heureusement, je fus la seule de ma bande à avoir entendu parler l’odieux personnage, qui vraiment a dû manquer de coups de pied au derrière dans sa prime jeunesse.

A toute chose malheur est bon, car comme me le faisait judicieusement remarquer Aînée, je suis tombée sur l’intellectuel de service puisqu’il connaissait l’existence du mot scientifique « vagin », vu que normalement j’aurais dû avoir droit à « tu me prêtes ta chatte ? ». De quoi se plaint-on ?

 

Si vous le voulez bien, je finirais ce billet en adressant un petit mot personnel à mon nouvel meilleur ami. Eh, Gros Naze, si jamais un jour tu tombes ici, faut pas te demander plus longtemps pourquoi tu pécho jamais.

 

 

Bienvenue chez Belle Lurette  (qui en une seule note cumule les google requests à la con !)

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(source ici !)

01.04.2007

Le roman

Ecrire un roman, c'est raconter une histoire. Ce sont les gens que vous faites vivre qui donnent le ton du roman, la couleur des mots qui sortent de la plume.

(Paul Auster))



335701084.jpges amis, il est temps pour moi de vous faire part de l’évolution de ma carrière mon nouveau dada.

Fidèle à ma devise « Un projet où je meurs » (« Un pour tous, tous pour un » était déjà pris), je me suis lancée dans une nouvelle aventure littéraire : la rédaction un roman.


C’est sûr que dit comme ça, ça fait un peu nana qui gaze plus haut que ne le permet son fondement. Même si vous commencez à connaître mon manque de modestie, ne vous fiez pas aux apparences (ceci n’est pas une boisson gazeuse amère. Attention, grosse référence publicitaire). Cette idée a germé dans ma tête il y a déjà un petit moment ; à la base cela devait être une opportunité pour aborder certains sujets difficilement abordables sous l’angle de l’humour, et donc qui n’ont pas leur place ici. Cher lecteur, j’espère que tu remarqueras avec quel soin j’évite de te traumatiser… c’est donc pour moi l’occasion rêvée de pouvoir diversifier mes écrits.


J’ai commencé la rédaction il y a une semaine et cela me prend énormément de temps : mine de rien, c’est quand même plus contraignant que l’écriture d’un billet.

Le style reste bien sûr dans l’esprit Belle Lurette, avec un côté plus sombre.

Le titre provisoire était La Disparition, mais je suis super embêtée car Georges Perec a eu l’idée avant moi. Du coup c’est sûrement amené à évoluer.

Quant à l’histoire, sans trop en dévoiler pour ne pas gâcher l’effet de surprise, elle commence par une rupture amoureuse qui sera le point de départ de nombreuses péripéties…  pour ne rien vous cacher, j’ai le début et la fin, mais je dois avouer que le milieu reste assez flou pour le moment !

Enfin en ce qui concerne la forme, je vais tout bêtement créer un nouveau blog où je mettrais mes écrits en ligne chapitre par chapitre ; on verra par la suite quand ce roman sera achevé, sait-on jamais, le Goncourt est peut-être à portée de main… ?


Voilà tout ce que je peux vous dire à propos de cette folle aventure. Comptez sur moi pour vous tenir au courant de l’évolution de la situation !



Bienvenue dans le monde de Belle Lurette… (et de ses besoins de changement chroniques)


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(Source : ici !)

07.02.2007

Les 5 Choses...

Tous les gens sont mégalomanes. Ceux qui le montrent, on les traite de malades ; ceux qui le cachent, de modestes.

(Fernand Vandérem)



1034188985.jpge ne m'étendrais pas davantage sur les raisons de mes écrits inexistants depuis un mois (si vous êtes vraiment largués, c'est par ici que ça se passe). Mais je ne vous oublie pas pour autant, chers internautes. En attendant l'arrivée d'un nouveau billet (qui ce coup-ci JE VOUS JURE arrive bientôt - vacances scolaires oblige -), voici un petit quelque chose à vous mettre sous la dent. Depuis quelques temps, il y a une petite chain qui traîne sur la blogosphère, et même si personne ne me l'a expressément refilé, je m'en fous, je me sens concernée quand même, non mais. Rebelle attitude, quand tu nous tiens.  Vous allez donc avoir la chance incommensurable d'apprendre 5 choses totalement époustoufflantes à mon sujet. Régalez vous, petits chanceux que vous êtes.


 

1.       J’ai la trouille de tous les insectes et autres bêbêtes débiles qui volent en faisant plus de bruit qu’une perm’ de gamins déchaînés : bourdons, frelons, hannetons… bref, tout ce qui finit en –on. Attention, ça ne marche pas pour les avions, qui ne sont pas des insectes.


2.      Bien que je me flatte d’avoir une éthique professionnelle irréprochable et d’être d’une honnêteté scrupuleuse, j’ai craqué une toute petite fois. J’ai gaulé un truc sur l’un de mes lieux de travail. Oui, mais lequel ? Quand ? Et surtout, quoi ??? Le mystère restera entier.


3.      Quand j’étais gamine, mon passe-temps préféré consistait à pourrir le plus possible Aînée qui forcément finissait par craquer ; et bien sûr c’était toujours elle qui se faisait brosser. Pendant ce temps, innocente comme la vipère qui vient de naître, je sortais l’artillerie lourde (grands yeux de biche effarouchée + air de sainte-nitouche). Aujourd’hui, je regrette amèrement d’avoir fait ça : d’ailleurs, j’expie sur ce blog toutes mes fautes ; j’espère que Dieu, connecté sur son portable wi-fi, sauvera mon âme de pécheresse.


4.      Mère m’ayant remarquablement bien éduquée, elle m’a appris dressée à faire mon lit tous les jours, à force de me raconter des histoires épouvantables à propos d’acariens qui mangent les peaux mortes qui traînent. Revers de la médaille, je suis aujourd’hui quasiment incapable de dormir dans un lit non-fait.


5.      J'ai la manie singulière de vouloir à tout prix demander en mariage tout homme pour lequel j'ai eu un coup de coeur, aussi bien physique que moral. Cela peut sans doute s'apparenter à un trip régressif, genre "un jour mon prince viendra, mais vu que c'est un empoté je vais prendre les devants". N'empêche, j'ai eu quelques réponses positives.

 


And last but not least, voici une info-bonus exclusive qui risque d’en déstabiliser plus d’un : c’est sur le forum d’un groupe de reggae ayant connu récemment un fulgurant succès que j’ai découvert que mes écrits plaisaient. Voilà où j’en suis, deux ans plus tard…

 

 

Bienvenue dans le monde de Belle Lurette… (et de ses fautes avouées, à moitié pardonnées)

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Source : ici !

09.01.2007

Le Comptable

Comptable : personne qui résout un problème dont tu ne connaissais pas l'existence, d'une manière que tu ne comprends pas.

(Anonyme, le brave homme !))



447424881.jpge soir, j’ai décidé de m’engager ouvertement, et je prends la société toute entière à témoin. Je ne vous parlerai pas de politique, ni de pays où la vie est moins chère, ni même du temps qui oh là là décidement ma bonne dame se détraque. Même si l’objet de mon attention ce soir est moins tendance que tous les sujets sus-cités et qui je n’en doute pas vous passionnent, il y a plein d’autres causes qui méritent d’être défendues (SAUF le port du slip kangourou. Je dis « NON » au slip kangourou).


Nous allons donc tous ensemble militer pour la réhabilitation du si merveilleux métier qu’est celui de comptable.

On pense bien souvent que les comptables sont des gens sinistres, coiffés avec une impeccable raie sur le côté et ayant plein de pellicules sur leur veste en tweed. Eh bien, au risque de vous choquer, ce n’est pas toujours le cas. Lorsque je travaillais avec des touristes débiles, j’en ai croisé un de très marrant.


Une bonne illustration valant mieux qu’un long discours, je vais vous faire partager un petit échange épistolaire que nous avons eu un jour.  Permettez-moi simplement de planter le décor afin de  faciliter votre compréhension : j’exerçais alors l’également très respectable métier d’hôtesse de caisse, et par conséquent étais soumise à des explications écrites scrupuleuses en cas d’écart dans ma caisse, parce que malgré toutes leurs qualités les comptables ne rigolent pas du tout avec les sous-sous.

Et donc, un jour que je devais expliquer POURQUOI J’AVAIS REMBOURSE UN PUTAIN DE CAFE et exaspérée par cette minutie maladive, je me suis lâchée du stylo. J’ai juste modifié  quelques noms, comme celui de l’entreprise s’occupant des machines à café que j’ai judicieusement appelée ici « Café », et j’ai apposé un petit carré noir sur le nom du merveilleux établissement qui avait eu l’admirable idée de m’engager, ainsi que sur la signature de mon regretté comptable (et sur la recette, bande de curieux mal placés).


Edit : transcription pour Nono, parce que un Nono qui boude c’est trop triste.


Belle Lurette : « Café’s story : il était une fois… une dame qui désirait prendre un café long. Malheureusement pour elle, son gobelet s’est renversé * (sûrement était-il mal engagé, ou bien était-ce dû à une erreur humaine, quelqu’un ayant mal positionné ledit gobelet chez Café ?!). C’est pourquoi cette brave femme est venue me conter ses malheurs, étant naturellement humaniste et dans la possibilité de la rembourser (la cause me semblait légitime), je n’ai pas hésité.

Après surveillance étroite de la machine, il s’est avéré que le souci ne s’est plus reproduit. Si cela avait été le cas, j’avais ma petite affichette "DISTRIBUTEUR EN PANNE" prête à être utilisée (je dis "non !" aux remboursements abusifs !)

* par renversé, je veux dire "mis à l’envers". » (ceci étant accompagné d’un magnifique schéma criant de vérité)


Réponse du Comptable : Et voilà, comment dans quelques temps, des caféiers vont pousser autour du distributeur.

Question importante : A qui vont-ils appartenir, à Café ou à Entreprise-qui-m’embauchait ??



Qu’est-ce qu’on s’est marrés, je vous jure.


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Bienvenue dans le monde de Belle Lurette… (et de ses petits souvenirs !)

29.12.2006

Le bêtisier